27.09.2008
Lune
Lune
Lune aux rayons d'argent,
Firmament du poète,
Terre vierge, océan
Et mer des tempêtes.
Non encore souillée
De civilisation.
Restée immaculée,
Malgré la tentation.
Tu étais admirée
De tous les astronomes,
De tous les fiancés,
Enfin, de tous les hommes.
Tu paraissais si loin
Et si près à la fois.
Dès qu'on tendait la main,
On t'effleurait du doigt.
Des hommes obstinés,
Surnommés "cosmonautes"
T'ont foulée de leurs pieds,
Chaussés d'immenses bottes.
Tu restes cependant
Notre proche voisine.
Amie de nos enfants,
Pierrots et Colombines.
Daniel Fauvelet
14:26 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Arc en ciel
Arc-en-ciel
Fleur de prisme.
Arc de soie.
Pont sublime
Dont l'arche unique
Entoure l'espace de mes rêves.
Doux mirage.
Ta palette céleste
Colore d'une empreinte éphémère
Les perles scintillantes,
De l'orage finissant.
Tu auréoles,
Au hasard des caprices du ciel,
Le halo embué que revêt la nature.
Parfois comme un écho, ton spectre se dédouble.
Tu effleures le ciel.
Immenses ricochets,
Anses magiques,
Qui permettraient aux Dieux
De maîtriser le monde.
Daniel Fauvelet
14:24 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
honneur
Honneur épinglé
L’homme a eu besoin de tout temps,
D’afficher son appartenance,
En colorant ses vêtements
D’un signe mis en évidence.
Décorations des militaires,
Pour effacer les meurtrissures.
Médailles offertes aux fonctionnaires,
Récompense de leurs droitures.
Profusion de Légion d’Honneur
Pour les as de la chansonnette.
Palmes aux chatoyantes couleurs
Pour les chasseurs d’analphabètes.
Métal doré et beau refrain,
A un champion des olympiades.
Ruban donné de bon matin
Au sauveteur de la noyade.
J’aime mieux la croix, sur le cœur,
De l’homme qui lit son bréviaire ;
Que l’épinglette de couleur
Donnée par les publicitaires.
Daniel
14:19 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
chanson petit bonheur Felix Leclerc
LE PETIT BONHEUR
C’est un petit bonheur
Que j’avais ramassé
Il était tout en pleur
Sur le bord d’un fossé.
Quand il m’a vu passer
Il s’est mis à crier:
« Monsieur, ramassez moi,
Chez vous amenez moi.
Mes frères m’ont oublié,
je suis tombé ,je suis malade,
Si vous n’me cueillez point je vais mourir, quelle ballade!
Je me ferais petit, tendre soumis, je vous le jure,
Monsieur, je vous en prie, délivrez moi de ma torture ».
J’ai pris le p’tit bonheur
L’ai mis sous mes haillons,
Jai dit: » Faut pas qu’il meure,
Viens-t’en dans ma maison ».
Alors le p’tit bonheur a fait sa guérison
Sur le bord de mon coeur
Y’avait une chanson.
Mes jours, mes nuits,mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié .
Ma vie de désoeuvré, j’avais dégoût
d’la r’commencer.
Quand il pleuvait dehors ou q’mes amis
m’faisaient des peines.
J’prenais mon p’tit bonheur et j’lui disais: « c’est toi ma reine ».
Mon bonheur a fleuri
Il a fait des bourgeons,
C’était le paradis
Ç’a s’voyait sur mon front.
Or un matin joli
Que ’sifflais ce refrain
Mon bonheur est parti
Sans me donner la main.
J’eu beau le supplier, le cajoler,
lui faire des scènes.
Lui montrer le grand trou qu’il me faisait au fond du coeur.
Il s’en allait toujours, la tête haute,
sans joie, sans haine.
Comme s’il ne voulait plus voir
le soleil dans ma demeure...
J’ai bien pensé mourir
De chagrin et d’ennui
J’avais cessé de rire
C’était toujours la nuit.
Il me restait l’oubli
Il me retait l’mépris
Enfin que j’me suis dit:
« il me reste la vie ».
J’ai repris mon bâton, mes deuils,
mes peines et mes guenilles.
Et je bats la semelle dans des
pays de malheureux.
Aujourd’hui quand je vois une fontaine ou une fille.
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux.
14:05 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
faisons travailler nos méninges
De même que l’ail faisons travailler nos méninges
Il ne faut pas se voiler la face, nous se sommes plus que quelques-uns pour maintenir ce qu’il reste de notre langue et de notre culture. Actuellement il faut s’unir, oublier les tiraillements, laisser de côté les râleurs, les empêcheurs de tourner en rond. Il faut descendre de notre piédestal, se ressaisir, et comme je l’avais dit dans une poésie : toutes les idées sont bonnes, chacun avec ses différences de penser, d’écrire de voir l’avenir apportera une aide à notre travail de maintenance.
Parmi les anciens qui ont parlé le provençal au sortir du berceau, combien sont-ils qui sont honteux d’employer cette langue. Ils renient leur pays, leur race, leur langue. D’autres l’ont pratiquement oubliée et les jeunes ne l’entendent plus parler à la maison.
Enfin, le gouvernement se moque des langues dites minoritaires. Pour que notre langue ne s’étiole pas il faudrait l’enseigner à l’école, mais, pour apprendre une seconde langue il faudrait d’abord maîtriser le français «la langue de la république ».
L’école de cette même république n’est pas en mesure d’enseigner correctement le français .
Oui, elle est dans un drôle d’état la langue de la république, elle est maltraitée par les médias et pour cause de mondialisation elle est assaisonnée à la sauce anglo-saxonne.
Ce qui m’interpelle c’est de voir que ceux qui se glorifient d’apprendre l’anglais, sont incapables de tenir une conversation.
Nous entendons tous les jours sur toutes les chaînes de télévision que les écoles sont le refuge de l’incivilité, de la drogue du rakett ; les étudiants agressent les enseignants. Justement que font les enseignants ? Ne seraient-ils pas par hasard payés par la république.
Ces enfants ne sont pas tous orphelins ! que font leurs parents ? Ne serait-ce pas, par un deuxième hasard, la république qui paye les allocations, le chaumage, le Rmi.
Je ne voudrais pas me mêler de faire de la politique et je vous fais une promesse : Je ne m’occuperai plus jamais de politique, si la politique ne s’occupe pas de moi.
Nous sommes au temps de l’égoïsme, de l’hypocrisie, du laisser-aller, dans ce monde instable les associations provençales représentent le dernier rempart au déclin de notre langue et de notre culture. Dans nos veillées nous retrouvons des gens plein de bon sens venus pour se rencontrer autour de la poésie, des chansons, de la musique et surtout de l’amitié.
Daniel FAUVELET
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25.06.2008
Veillée calendale à Laudun
l'association lis ami de la lengo d'o organise une veillée calendale le mardi 09 Décembre 2008 au Forum de Laudun.
En début de soirée la trooupe CMA de Noves présentera une pièce en Français " le magot du papé" cette pièce fait suite à la pièce déja présentée à Laudun " les escargots" qui avait obtenu un éclatant succès.
après le spectacle nous envisageons de proposer un repas typique suivi des treize desserts.
10:06 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
récital Guy Bonnet à Laudun
Lis ami de la lengo d'o organisent le Dimanche 05 Octobre à la salle Edith Piaf de Laudun un spectacle à 15h00 avec le chanteur Guy Bonnet
Guy Bonnet est un auteur, compositeur, et interprète de chansons, français né à Avignon.
Il a écrit le texte, et composé la musique de la chanson La source interprétée par Isabelle Aubret au Concours Eurovision de la chanson en 1968. Toujours pour ce Concours Eurovision de la chanson, il a représenté la France en 1970 avec le titre Marie-Blanche, et en 1983 il a également défendu les couleurs françaises avec la chanson Vivre.
Il a écrit et composé des chansons pour de nombreux artistes dont Mireille MATHIEU, Sylvie VARTAN,Franck FERNANDEL, Massilia Sound System,... (liste complète sur son site)
Egalement auteur, compositeur, et interprète de chansons en provençal, langue dans laquelle il a publié un grand nombre d'album autant de chansons originales que d'adaptations ( Les lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet, Charles Trenet, Pierre PERRET, Jacques BREL, Charles AZNAVOUR, Raymond LEVESQUE, ...).
Il a également écrit une pastorale moderne : La Pastorale des enfants de Provence
Site officiel : http://www.guybonnet.com/
10:02 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.12.2007
voeux 2008
Que 2008 vous fague joio
Que siègue pèr vous tóuti
Uno annado flòri
Beluguejanto de bounur e de santa.
Lis Ami de la Lengo d'O
vous souveton uno bonno annado
acoumpagnado de forço autro.
Souvetan qu'aquelo annado siegue pèr touti uno annado ounte la culturo e la lengo de prouvenço maugrat li garouio , restara dins nosti pensado, assajan de manteni aquelo bello lengo parlado pèr nosti rèire, pouden counserva noste culturo e tamben pas passa pèr de "dinausore"poudes legi la pouesio seguento qu'ai escrito i'a quauqui tèms:
RENEISSENÇO
Prouvençau, ounte sias, foro dis assemblado,
Dis assouciacioun, dóu fouclore d'estiéu.
Es bessai lou moumen, l'ouro es arrivado,
De ranima lou fió dóu parla agradiéu.
Escoutas li media escampa de cansoun,
Vengudo d'Anglo-terro i bouco de bramaire,
Que degun li coumprènd, baias-me la resoun
D'aquel enjouliamen pèr li bèu counquistaire.
Pamens d'autris endré an sachu manteni
Lou parla regiounau, e cadun lou mestrejo.
Prouvençau, anen, dau ! Se sian pas esvani,
Dóu parla dis ancian nous levaren l'envejo.
Li menaire de vuei volon banalisa
Lou parla, la mounedo, li lèi e li frountiero.
La lengo es lou mejan pèr se moubilisa
E faire l'unita, ansin qu'uno preguièro.
Voulen vièure au païs : La "revendicacioun".
Pamens, abandounan nosto bello prouvenço.
Pèr aganta d'ounour, agué de proumoucioun,
Sian priva de soulèu despiéi nosto jouvenço.
Se d'asard s'entournan, vengu la retirado,
Nous faudra subre-tout forço d'umelita.
D'estrangiè benurous, sus li rouino leissado,
An basti d'oustau nóu, e nous an remplaça.
Miejournau de tout bord, dins l'Europo deman,
Assajan de sauva lou gaubi de prouvenço.
Lou mesclun fai mestié, e, la man dins la man
Refasen l'unita, sara....la RENEISSENÇO.
Daniel Fauvelet
09:27 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
manifestations 2008
Dissate 16 de Febrié 2008 Assemblado Généralo de l’assouciacioun salo Edith Piaf à 20h30.
Dissate 26 d’Abriéu vihado dos ribo dóuRose salo Edith Piaf à 20h30.
Dimenche 01 de Jun aioli salle Edith Piaf.
Dimenche 05 d’Outobre journado Prouvençalo salo Edith Piaf.
Dimècre 17 de Desèmbre vihado Calendalo Forum à 21h00.
le détail de ces veillées sera indiqué dans l'agenda que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien ci-dessous
http://www.google.com/calendar/embed?src=daniel.fauvelet%40gmail.com
09:18 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2007
lou parisin e lou becarut
Lou parisen e lou becarut
Au mitan de l’estiéu, un vespre de semano, un becarut di viéi cercavo soun manja dins un estang toucant la routo di vacanço, l’aigo à miejo pato e lou bè dins la vaso, èro un pau à l’escart dis autri empluma.
Sourtié lou bè de l’aigo e souvent relucavo un pau lis alentour l’èr indiferent. Un chafaret d’infèr, vaqui qu’uno veituro s’arresto à tres pas dóu brave becarut.
De tóuti li coustat d’aquèu mouloun de ferraio s’adus uno famiho di miei endimenchado,( la crous de la camargo) èro mai de touristo, d’aqueli que s’envènon d’un païs d’amoundaut ount lou parla pounchu estròpi lis auriho di bravi prouvençau que gardon soun parla.
Aquelis estrangié pèr garda souveni de la clarta dóu cèu e dóu blu de l’estang, s’aprochon à grand brut emé sis aparei foutougrafi. Lou becarut s’aubouro e desplego sis alo e dins soun bèu parla s’adreisso i parisen :
“ D’aise, d’aise ié dis; leissas vosti óutis; se voulès aprouficha di bèuta de prouvenço, tout acò s’amerito, anes, d’abord plan-plan. Vous agradarié se d’asard encò vostre intravian à grand brut en prenen de foto senso vous demanda s’acò vous desranjo.
Eron palafica d’entendre aquel aucèu.
Dis papa quel est ce charabia?
Ces oiseaux mon enfant appelés migrateurs hivernent en Afrique, cest pourquoi ce langage est sans doute mauresque.
Lou becarut s’estranglo en entenden acò :
-African,african pas mai que tu sies negre ! Me dison Becarut e te n’en farai assaupre, iéu ansin que li gènt de la bono parle lou prouvençau.
Li parisen durbien d’iue coume de veiraiu de gleiso. Lou becarut ie dis :
Urousamen que siéu « bilingue », cette langue monsieur n’est pas une langue mauresque, les flamants se reproduisent en camargue l’étang du Fangassier est connu pour cela, cette langue que parlaient nos anciens c’est le provençal, ils le parlaient jusqu’à ce qu’on leur interdise à l’école. Ensuite la jeunesse a abandonné cette langue sous prétexte de modernité et parce qu’ils trouvaient que ça faisait provincial, païsan.
Monsieur Becarut, il est normal que dans notre pays on parle le français, ainsi tout le monde se comprend.
Segur es nourmau.pamens se poudié parla lou franchimand e counserva lou parla dis ancian qu’acò es la memòri d’uno regioun, d’uno civilisacioun. Aro dins lis escolo s’apren uno moulounado de lengo d’autre païs pamens lou franchimand es la lengo naciounalo ! e se regardan ben soulamen quauquis un soun capable de mestreja uno segoundo lengo . La lengo prouvençalo èro parlado de nosti gènt e li enfant l’aprenien la tenien dóu bres e mestrejavon tamben lou franchimand.
Moussu lou parisen, gramaci de veni en prouvenço, nous farié gau qu’assajèsses de vous embuga de la culturo prouvençalo, autramen saren li darrié à la mestreja, à l’escriéure e aquelo bello lengo s’esvalira.
Daniel Fauvelet
19:29 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


