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27.09.2008
Lune
Lune
Lune aux rayons d'argent,
Firmament du poète,
Terre vierge, océan
Et mer des tempêtes.
Non encore souillée
De civilisation.
Restée immaculée,
Malgré la tentation.
Tu étais admirée
De tous les astronomes,
De tous les fiancés,
Enfin, de tous les hommes.
Tu paraissais si loin
Et si près à la fois.
Dès qu'on tendait la main,
On t'effleurait du doigt.
Des hommes obstinés,
Surnommés "cosmonautes"
T'ont foulée de leurs pieds,
Chaussés d'immenses bottes.
Tu restes cependant
Notre proche voisine.
Amie de nos enfants,
Pierrots et Colombines.
Daniel Fauvelet
14:26 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
la note envolée
La note envolée
Musicien amateur depuis ma tendre enfance
Je répétais un jour, avec application.
Les notes défilaient. Etait-ce une romance ?
L’une d’elle s’enfuit, quittant la partition.
Je voulus m’en saisir, mais par la baie ouverte
Je la vis disparaître au-dessus des grands pins.
Il fallait réagir, posant la clarinette
Je suivis cette note jusqu’au bout du chemin.
Le souffle lui manquait, car c’était une ronde,
Elle ne pouvait pas aller prestissimo
Et pendant quatre temps elle fit une pause.
Après un long silence, elle reprit le tempo.
Elle s’arrêta soudain devant un pavillon
Car une mélodie s'élevait du sous-sol,
Où un groupe d'amis faisait répétition,
Et le chef annonçait : attention, c'est un sol !
La ronde se dédouble, le rythme s'accélère
Parvenus sur le seuil, essoufflés, nous voici
Dans une grande salle ; que dis-je, un sanctuaire,
La note d’un air grave me dit : chut, c’est ici.
Ils étaient réunis, formation en quintette,
Jouant à l’unisson dans un parfait accord
Du cor, flûte, basson, hautbois et clarinette,
La musique baroque qui fait vibrer les corps.
Le final approchait, la note eut un soupir
Le silence est précieux dans une partition,
Elle s'envola soudain, pour ne plus revenir.
C'est la fin du morceau… un moment d'émotion.
Daniel Fauvelet
14:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Arc en ciel
Arc-en-ciel
Fleur de prisme.
Arc de soie.
Pont sublime
Dont l'arche unique
Entoure l'espace de mes rêves.
Doux mirage.
Ta palette céleste
Colore d'une empreinte éphémère
Les perles scintillantes,
De l'orage finissant.
Tu auréoles,
Au hasard des caprices du ciel,
Le halo embué que revêt la nature.
Parfois comme un écho, ton spectre se dédouble.
Tu effleures le ciel.
Immenses ricochets,
Anses magiques,
Qui permettraient aux Dieux
De maîtriser le monde.
Daniel Fauvelet
14:24 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
honneur
Honneur épinglé
L’homme a eu besoin de tout temps,
D’afficher son appartenance,
En colorant ses vêtements
D’un signe mis en évidence.
Décorations des militaires,
Pour effacer les meurtrissures.
Médailles offertes aux fonctionnaires,
Récompense de leurs droitures.
Profusion de Légion d’Honneur
Pour les as de la chansonnette.
Palmes aux chatoyantes couleurs
Pour les chasseurs d’analphabètes.
Métal doré et beau refrain,
A un champion des olympiades.
Ruban donné de bon matin
Au sauveteur de la noyade.
J’aime mieux la croix, sur le cœur,
De l’homme qui lit son bréviaire ;
Que l’épinglette de couleur
Donnée par les publicitaires.
Daniel
14:19 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mendicité
Mendicité
Cet enfant en haillon, nu-pieds, nous tend la main.
Ses yeux sont fatigués par les longues veillées.
Après des jours de jeûne, pour apaiser sa faim,
Il dérobe aux nantis les pièces refusées.
Dans les grands bâtiments, abcès des grandes villes,
L’inquiétude du jour est de trouver du pain.
Et lorsque les passants honorent la sébile,
Les aumônes reçues font la joie des copains.
Il n’a jamais connu ni parents, ni école,
Son langage bien sûr, est celui de la rue.
Son agressivité à travers ses paroles
Interpelle celui qui feint de ne l’avoir pas vu.
La couleur de sa peau, sa brune chevelure,
Incite l’honnête homme à lui crier : Voleur!
La palette du peintre est une valeur sûre,
Et le blanc du drapeau, l’une des trois couleurs.
Daniel Fauvelet
14:18 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
aphasie
Aphasie
Les mots que j’attendais
Tu ne pouvais les dire,
Ton regard exprimait
Ta pensée retenue.
Tes gestes imprécis
Ne pouvaient les écrire ;
Je doutais de ma foi
Et je priais pourtant.
Professeurs reconnus
Jurant par Hippocrate,
Admettez, je vous prie,
Le pouvoir de l’amour.
Ainsi que tout mortel
Connaissez vos limites :
Le corps a des ressources
Que vous ne savez pas.
Envahis par le doute
Et malgré toute attente,
Vous ne répondiez pas
A ses appels pressants.
L’habit blanc permettait
De sauver l’apparence,
Masquant vos sentiments
Sous l’uniformité...
Puis des mots familiers
Ont brisé le silence,
Petits mots prononcés
Avec beaucoup d’effort.
Ces mots tant attendus,
Fixés dans ma mémoire,
Y resteront gravés :
Message de l’espoir.
Aucune poésie,
Fût- elle d’un grand maître
N’aurait pu remplacer
Les mots que tu disais.
Ces mots au fil des jours
Sont devenus des phrases.
Hier, si je t’écoutais,
Aujourd’hui, je t’entends.
Daniel Fauvelet
poesie
PRINTEMPS, ETE, ENFER.
Le soleil printanier diffuse ses rayons.
Les branches alanguies, trop lourdes d'espérance,
Effleurent les murs blancs des petits cabanons,
Bien modestes témoins de souvenirs d'enfance.
La pureté du ciel et la mer immobile
Estompent au lointain la ligne d'horizon.
Le parasol des pins veut protéger l'idylle
Des pollens hybridés par un beau papillon.
Démons échevelés dont les longs bras s'agitent
Sous l'assaut du mistral, pliés comme des joncs.
La futaie centenaire, avec ardeur résiste
A l'aride climat qui torture les troncs.
L'espace d'un été, l'excuse d'un grand vent
Permet l'embrasement de ces sites sublimes.
Spéculateur avide, oseras-tu vraiment
Recouvrir de béton la noirceur de ces ruines ?
Rescapés de l'enfer d'un été criminel
Ces arbres endeuillés, esseulés, dévêtus,
Du lunaire vallon, implorent tous le ciel.
La cendre est le linceul de leurs frères déchus.
Daniel Fauvelet
14:17 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
poesies en français
Action
L’hiver s’est endormi.
Le soleil,
Ardent metteur en scène,
Tempère ses ardeurs.
Le pinceau printanier
Reverdit le décor par touches successives,
La grisaille s’enfuit.
Gracieux figurants,
Les oiseaux duettistes
Brindilles dans le bec
Reconstruisent les nids.
Les bourgeons frémissent:
Faut-il donner à la fleur la réplique?
Le rideau se lève,
Acte un, scène une
« Le Printemps. »
Daniel Fauvelet
14:16 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
chanson petit bonheur Felix Leclerc
LE PETIT BONHEUR
C’est un petit bonheur
Que j’avais ramassé
Il était tout en pleur
Sur le bord d’un fossé.
Quand il m’a vu passer
Il s’est mis à crier:
« Monsieur, ramassez moi,
Chez vous amenez moi.
Mes frères m’ont oublié,
je suis tombé ,je suis malade,
Si vous n’me cueillez point je vais mourir, quelle ballade!
Je me ferais petit, tendre soumis, je vous le jure,
Monsieur, je vous en prie, délivrez moi de ma torture ».
J’ai pris le p’tit bonheur
L’ai mis sous mes haillons,
Jai dit: » Faut pas qu’il meure,
Viens-t’en dans ma maison ».
Alors le p’tit bonheur a fait sa guérison
Sur le bord de mon coeur
Y’avait une chanson.
Mes jours, mes nuits,mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié .
Ma vie de désoeuvré, j’avais dégoût
d’la r’commencer.
Quand il pleuvait dehors ou q’mes amis
m’faisaient des peines.
J’prenais mon p’tit bonheur et j’lui disais: « c’est toi ma reine ».
Mon bonheur a fleuri
Il a fait des bourgeons,
C’était le paradis
Ç’a s’voyait sur mon front.
Or un matin joli
Que ’sifflais ce refrain
Mon bonheur est parti
Sans me donner la main.
J’eu beau le supplier, le cajoler,
lui faire des scènes.
Lui montrer le grand trou qu’il me faisait au fond du coeur.
Il s’en allait toujours, la tête haute,
sans joie, sans haine.
Comme s’il ne voulait plus voir
le soleil dans ma demeure...
J’ai bien pensé mourir
De chagrin et d’ennui
J’avais cessé de rire
C’était toujours la nuit.
Il me restait l’oubli
Il me retait l’mépris
Enfin que j’me suis dit:
« il me reste la vie ».
J’ai repris mon bâton, mes deuils,
mes peines et mes guenilles.
Et je bats la semelle dans des
pays de malheureux.
Aujourd’hui quand je vois une fontaine ou une fille.
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux.
14:05 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
tag en provençal
Moudernita
Eh, Marius, ai vist toun drole , avié uno casqueto em'un'alo de trento centimètre.
Perdequé l'avié messo d'à rebous ?
Avié de braio que semblavo que i'avien dounado, devon pas ié sarra l'embouligo.
E deques acò, si soulié arribavon à si geinoui.
Moun paure parèi qu'es la mode, l'autre jour, l'aviéu pas recouneigu, èro davans lou poulaié, d'un pau mai ié mandave un cop de fusiéu.
Estripo si braio, sa pauro maire avié vist si braio estrassado au geinoui, voulié li pedassa, moun drole ié levè l'envejo.
Saben plus coume faire, vòu plus ana à l'escolo, vòu plus travaia la terro, parei qu'acò fai "plouc", aro fau estre "chebran".
Passo li niue deforo, lou matin pau plus s'auboura, manjo pas rèn. Pamens fai d'ecounoumio, achato plus li cigaleto en paquet. Li roule èu-meme. Sabe pas ounte trobo lou taba, te fai un fumaras ! Lou chin vòu plus resta dins l'oustau e lou cat resto escoundu souto lou bufet.
Nous aduguè uno chato i pèu blu, avié un anèu dins lou nas, crésiéu qu'èro uno estra-terrestro, pode pas te dire se parlavo lou franchimand, disié" Ok, bof, oh la chetron" ( acò en me vesènt).
L'autre jour lou gàrdi-campestre me l'aduguè à l'outau, aquèu couiounas avié escrit "NTM" sus li muraio de la coumuno emè de pinturo rouge en boumbo.
Perdéqué faire ?
Ah! Acò es l'Inne. Aqueli gènt que frequento soun pas coume nautri, dison" Nique Ta Mère", "Nique la police".
Acò's pas poussible!
Aquelo pinturo se dis "TAG", se sariè pas desvouloupa sé un couioun de Ministre de la Culturo avié pas dit qu'acó èro d'art e dóu grand.
Digo Marius, te souvène qu'à Laudun se débanè la festo de la roumanita, li gènt poudien visita lou Camp de Cesar e li vestige Rouman , te rendès compte se dins quauqui siècle li gènt descurbisson de"TAG", van se demanda s'èro pas lis obro de l'ome dõu tèms di baumo!
Daniè Fauvelet
14:02 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


