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27.09.2008

poesie

PRINTEMPS, ETE, ENFER.


Le soleil printanier diffuse ses rayons.
Les branches alanguies, trop lourdes d'espérance,
Effleurent les murs blancs des petits cabanons,
Bien modestes témoins de souvenirs d'enfance.

La pureté du ciel et la mer immobile
Estompent au lointain la ligne d'horizon.
Le parasol des pins veut protéger l'idylle
Des pollens hybridés par un beau papillon.

Démons échevelés dont les longs bras s'agitent
Sous l'assaut du mistral, pliés comme des joncs.
La futaie centenaire, avec ardeur résiste
A l'aride climat qui torture les troncs.

L'espace d'un été, l'excuse d'un grand vent
Permet l'embrasement de ces sites sublimes.
Spéculateur avide, oseras-tu vraiment
Recouvrir de béton la noirceur de ces ruines ?

Rescapés de l'enfer d'un été criminel
Ces arbres endeuillés, esseulés, dévêtus,
Du lunaire vallon, implorent tous le ciel.
La cendre est le linceul de leurs frères déchus.

Daniel Fauvelet

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