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16.01.2008

veillée avec le conteur André CHIRON

L'association organise le samedi 16 février à 20h30 salle Edith Piaf de Laudun
son assemblée Générale?
L'animation de la soirée sera effectuée par le chanteur André CHIRON
après la veillée le gâteau des rois sera offert aux participants

Entrée gratuite.

Veillée le samedi 16 févier 2008

L'association organise le samedi 16 février à 20h30 salle Edith Piaf de Laudun
son assemblée Générale?
L'animation de la soirée sera effectuée par le chanteur André CHIRON
après la veillée le gâteau des rois sera offert aux participants

Entrée gratuite.

05.01.2008

les traditions de Noel

Les Traditions de Noël
LE BLE DE SAINTE BARBE (4 décembre)
Le premier événement qui marque le début de la quarantaine de Noël est sans conteste la Sainte-Barbe qui se déroule le 4 décembre. Ce jour-là, il est de tradition de planter dans une petite soucoupe du blé et des lentilles.
Les jeunes pousses représenteront dans la crèche les champs et constitueront un présage pour la prospérité de la famille durant l'année à venir. On dit : "Quand lou Blad vèn bèn, tout vèn bèn" (quand le blé vient bien, tout vient bien).
Ces petites soucoupes de blé sont généralement choyées, on les déplace du bord de la cheminée au soleil de la fenêtre. Il était de tradition qu'avant que le blé ne commence à dépérir faute de place pour ses racines, on aille le planter aux quatre coins d'un champ ensemencé car cette pratique permet semble-t-il d'obtenir de meilleures moissons.
Au sujet de ce blé, on trouve quelques anecdotes. Ainsi, dans le Var, on gardait un peu de blé séché de la Sainte-Barbe et, lors de gros orages, on en jetait une pincée dans le feu en invoquant Sainte Barbe, protectrice des artificiers, pour qu'elle protège la maison de la foudre.
C'est à partir de cette date également que l'on va mettre en bonne place dans la maison la fameuse crèche provençale, mais nous y reviendrons en détail.

"L'ARGUS" DES JEUNES FILLES DU VILLAGE
Si la tradition du blé s'est relativement bien perpétuée, il est par contre une tradition qui, elle, ne doit plus beaucoup se voir.
Il était de coutume, durant les 4 semaines qui précédaient Noël, d'aller donner l'aubade aux jeunes filles que l'on souhaitait épouser. Encore plus particulier, on rapporte qu'en certains lieux du Var et des Alpes Maritimes, la veille de Noël, chaque jeune fille devait faire un gâteau, ceux-ci étaient récupérés par l'abbé de la jeunesse qui les entreposait jusqu'au lendemain de Noël. Ce jour-là, toute la jeunesse se rassemblait sur la place du village et les gâteaux étaient mis aux enchères.
Avant de lancer les enchères, il était de coutume de faire l'éloge de la pâtissière. Cette tradition permettait deux choses, aux jeunes hommes de régler leurs comptes ou déclarer leur amour à une jeune fille et aux jeunes filles de juger sur des actes leur galant qui devait tout faire pour acquérir le gâteau de sa belle.

NOEL, AVANT TOUT UNE FETE DE FAMILLE
L'expression qui disait "on a passé fête ensemble" voulait tout dire sur la qualité des relations que l'on entretenait avec quelqu'un. En effet, les fêtes de Noël étant logiquement réservées aux rencontres familiales, le fait de faire Noël avec quelqu'un signifiait qu'il faisait quasiment partie de la famille. La fête de Noël était également un moment privilégié pour rapprocher les membres de la famille qui s'étaient un peu éloignés dans le courant de l'année.



LE JOUR DE L'AN
Il semble que fêter le jour de l'an ne relève pas de la même évidence que les fêtes qui entourent Noël, malgré tout, il était de tradition de visiter sa parenté en cette occasion, plus pour glaner quelques étrennes auprès des oncles et grand-parents que par ferveur familiale. Il faut souligner que le "Père Noël" n'existait pas et que par conséquent les cadeaux de Noël étaient la plupart du temps composés d'offrandes symboliques parmi lesquelles figurait en bonne place l'orange qui à l'époque était un fruit bien exotique.
Petite anecdote, en certains lieux, la coutume voulait que l'on mange ce jour là un coq, le plus gros possible en le farcissant de chair à saucisse, de truffes ou de marrons.
Dans les familles riches, le coq qui symbolisait l'année était accompagné de douze perdreaux pour les mois, les truffes figuraient les nuits et des oeufs les jours.
En cette occasion, les enfants accueillaient le plat en poussant des "cocoricos" ironiques et joyeux.

LES ROIS
Il est également en Provence une fête fort respectée, c'est celle des Rois. Comme dans toutes les régions de France, il était de coutume pour l'épiphanie de déguster en famille ou entre amis le gâteau des rois ou la tourte des rois.
En Provence, le gâteau des rois est généralement une brioche aromatisée à la fleur d'oranger qui a la forme d'un anneau saupoudrée de sucre et de fruits confits. Comme dans les autres régions, une fève a été glissée à l'intérieur et celui qui la trouve est non seulement le roi mais il doit aussi régaler les convives dans les jours qui suivent. Ainsi en Provence, le temps de "tirer les rois" dure tout le mois de janvier et bon nombre d'avares s'y étranglent chaque année.
Les Rois étaient également en certains endroits l'occasion de farces qui étaient faites aux enfants et aux personnes un peu naïves (les ravis comme on dit ici).

LA PASTORALE
Dernière tradition liée à Noël en Provence, la Pastorale. Les Pastorales étaient à l'origine des saynettes jouées lors des messes à l'approche de Noël (trois tableaux y étaient représentés, arrivée de Joseph et Marie, arrivée de Jésus, arrivée des rois mages).
Puis petit à petit, ce récit a pris de l'ampleur sous l'impulsion de la fameuse verve provençale et d'auteurs qui ont écrit plusieurs véritables "comédies musicales" qui mettent en scène des personnages provençaux qui se retrouvent aussi dans les crèches (la Sainte Famille, les bergers, mais aussi des pescadous (pécheurs), des boumians (bohémiens), des vieux comme Grasset et Grassette, le rémouleur alcoolique, le Pistachié et Giget tous deux bègues et un peu nigauds...)
Cette Pastorale est encore de nos jours bien vivace et bon nombre de spectacles sont montés chaque année par des groupes amateurs (associations) en langue provençale bien entendu.

historique du gros souper

Le Gros Souper de Noël
En Provence, comme dans bien des régions de France, le soir de Noël est une fête familiale par excellence. Comme dans bien des cas, il faut reconnaître tout de même que notre région a mieux perpétué qu'ailleurs les vieilles traditions et qu'ici on doit certainement fêter la Noël en sachant mieux qu'ailleurs la signification de certaines actions ou coutumes.
Ces coutumes, nous allons vous les faire découvrir...
Le "Cacho-Fio"
Cette tradition prend certainement sa source dans les fêtes païennes très anciennes liées au solstice d'hiver qui donnaient lieu à de grands feux de joie comme cela peut encore se pratiquer en été lors de la Saint-Jean.
Le soir de Noël, lorsque la table de fête est dressée, le plus âgé de la maison aidé du plus jeune choisit la plus grosse bûche possible parmi la provision de bois pour l'hiver (parfois il est question de chêne, parfois de bois d'arbre fruitier). Ensemble, tenant la bûche chacun à un bout, ils font trois fois (symbole de la Trinité) le tour de la table avant de la mettre dans la cheminée, l'aïeul l'arrose d'un verre de vin cuit en prononçant les paroles suivantes :
Allégresse, allégresse !Mes beaux enfants, que Dieu nous réjouisse !Avec Noël tout bien vient,Dieu nous fasse la grâce de voir l'an qui vient,Et, si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins.
Cette bûche, qui rappelons-le était choisie bien grosse, devait brûler doucement dans un coin de l'âtre jusqu'à la nouvelle année. On peut dire que si cette coutume n'est plus trop respectée de nos jours, il reste dans toutes les régions la bûche de Noël, celle fabriquée par le pâtissier qui permet de donner une certaine survivance à cette tradition très ancienne.
Le "Gros Souper"
Après cette tradition du "Cacho-Fio", commence à proprement parler le "Gros Souper" de Noël qui permettait de patienter jusqu'à la messe de minuit.
Ce qui frappe lorsqu'on étudie ce repas de fête, c'est que ce dernier est un repas maigre qui privilégie les légumes aux viandes et aux sauces grasses. Ce repas devait proposer une profusion de plats confectionnés avec tout ce dont on disposait comme denrées sur place. Ceci fait que suivant les lieux on note d'assez importantes disparités quant au contenu des assiettes. Malgré tout, encore une fois, la constante principale est que chacun des plats est constitué principalement de légumes.
La table de fête
La table de fête devait être recouverte de trois nappes, éclairée par trois chandeliers (symbole de la Trinité) et tous les plats devaient être présentés en même temps au début du repas (desserts compris). Suivant les lieux, la première nappe était enlevée avant les desserts. En fin de repas, la table ne devait pas être desservie, on nouait juste les coins afin qu'il ne traînent pas sur le sol et que de mauvais esprits ne puissent monter sur la table.
On ne desservait pas la table car, ainsi, les ancêtres pouvaient durant la nuit venir participer au repas comme les vivants.

La place du pauvre
Dans bien des endroits, il est également de tradition de laisser une place vide au cas où un indigent se présenterait pour partager le repas. Cette tradition s'appuie plus à l'origine sur le fait que cette place d'honneur servait à honorer le souvenir des parents disparus plutôt qu'à accueillir quelque mendiants.
Le menuComme nous l'avons dit, le gros souper était constitué de légumes et de fruits produits sur place par chaque famille. Par conséquent, suivant les lieux et les productions, il ne ressort pas de mets traditionnels mais plutôt plusieurs spécialités parfois très localisées, nous citerons Mistral qui décrit un menu de Noël ainsi :
Escargots (passés nature 2 à 3 minutes sur la braise), morue frite, muge aux olives, cardes, cardons, salade de céleri, fougasse à l'huile et les treize desserts.
On peut constater que ce menu, même s'il fait état de nombreux plats, est constitué de mets simples, bien que Mistral fut issu d'une famille aisée.
Comme autres spécialités, il est possible de citer :
A proximité du littoral, le plat principal était la bouillabaisse que les pauvres confectionnaient à base de morue et de cardes.
A Grans (Bouches du Rhône), on mangeait des cardes blanchies et de la salade de céleri que l'on trempait dans l'huile d'olive.
En Haute Provence, le repas comportait différents gratins en particulier d'épinards et de morue frite à l'huile d'olive et garnie de câpres, du céleri au fromage, des oeufs durs...
A Six-Fours-les-Plages, on faisait un gratin de chou-fleur à la crème et de la morue.
On confectionnait aussi du côté des Alpes maritimes des raviolis et des pâtes fraîches.
En Ubaye, la spécialité était les tourtes aux légumes.
Comme on peut s'en rendre compte il n'existe pas de plats spécifiques pour le Noël de Provence, il faut simplement qu'il y ait le plus de mets possible et que ces derniers soient principalement à base de légumes...
Les treize desserts
Le met qui est resté le plus populaire est le dessert. En respectant le même esprit que le reste du gros souper, la tradition cite 13 desserts (nombre des apôtres), mais encore une fois il est quasiment impossible de définir une liste précise et immuable de ces derniers. La constitution de ces desserts est d'ailleurs chaque année un sujet de discussion assez houleux. Pour ne pas verser dans la polémique, nous dirons que là également ce qui compte c'est de faire avec ce que l'on trouve sur place. Voici un exemple parmi d'autres qui provient de la région de Brignoles :
Raisins, figues, amandes, prunes, poires, pommes, cédrats (citrons) confits, confiture de coing, fruits au moût de raisin, nougat blanc, nougat noir, galettes au lait, pompe à l'huile d'olive.
En bref, si vous souhaitez vous aussi faire les treize desserts, ce qui est important c'est qu'ils soient treize et que tous soient sur la table en même temps. Petit détail, les desserts étaient accompagnés de vin cuit.Ces treize desserts concluaient le gros souper et permettaient de faire patienter jusqu'à la messe de minuit. Il est à noter également que la messe ne concluait pas pour autant la soirée, on passait généralement la nuit à veiller en racontant des anecdotes du passé, en jouant parfois aux boules, en faisant toutes sortes de farces bruyantes et en dégustant l'anchoïade dans laquelle on trempait des coeurs de céleris.

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